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De Sassari à Trieste

Du 11 novembre au 1er Janvier 2016

"Que pazzo!"

Publication : 17 décembre 2015

Trois mois et demi que je traverse mers et montagnes maintenant et toujours vivant ! Heureusement.

Le rythme et la routine commence à s’installer tranquillement et un nouveau challenge s'approche petit à petit : l'hiver !

Le sud de l'Europe a été concilient avec moi et ne m'a pas encore fait subir les basses températures, plutôt même un climat agréable pour rouler. Mais Noël approche et il est temps de se faire à l'idée, il va faire froid ces deux prochains mois. Alors il faut se préparer dès maintenant !

 

Mais avant ça, c'est bien une Italie chaleureuse qui m'a accueilli ce dernier mois, de Sassari à Altamura. Un mois à traverser de très mauvaises routes, symptôme d'une politique corrompue, à franchir mon premier 1000 mètres d'ascension près de Cosenza, à passer pour un extra-terrestre quand je traverse les villages, à s'habituer à un nouveau code "social" de la route mais aussi, à faire des rencontres spontanées amusantes.

Dans un cimetière par exemple, piégé par l'orage dans les montagnes siciliennes où le seul refuge était ce cimetière de Lercara Friddi. A première vue ça ne ressemblait pas à un cimetière, mais c'est encore une tromperie de ces différences culturelles, car là-bas on enterre pas les morts, on les met dans des sortes de petites maisons. Un abris spontané où j'ai rencontré des gens forts sympathiques qui m'ont trouvé un hébergement pour la nuit.

Mon arrivée à Reggio Calabria a été surprenante également, à peine vingt kilomètres que je roule dans cette région, deux jeunes en scooter me volent mon "beau" drapeau breton (qui est pour tous les italiens le drapeau de la Juventus*...) et le brandisse en guise de ... Je ne sais pas trop pourquoi à vrai dire, me narguer sûrement. Mais ça fait toujours une petite émotion de voir le drapeau breton brandit par des italiens. Je vous rassure ils me l'ont rendu quelques kilomètres plus loin. Et pourtant, c'est la région où je me suis senti le mieux accueilli. A mon grand étonnement, je me suis fait offrir des beignets pas des habitants lors d'un petit break, où même un commerçant m'a arrêté pour m'offrir des mandarines. Au final je me suis retrouvé avec un stock énorme de mandarines sans rien demander.

Enfin bref, me voici à Altamura pour un petit break chez un ami rencontré lors de mon Erasmus à Valence. L'occasion de prendre du recul sur ce dernier mois de Sassari à Altamura, et de rédiger quelques épisodes pour les vacances de Noël.

Une chose est sure, de toutes les rencontres spontanées (avec un italien bricolé appris sur le tas) les italiens du sud sont tous unanimes à propos de moi, me sortant à chaque fois : "Que pazzo**!"

 

* Juventus de Turin, équipe de football vêtue de noir et blanc

** Quel cinglé!

"Coucou je suis là!"

Publication : 2 janvier 2016

Midi, le bateau débarque enfin sur les côtes sardes. Autour de moi rien, seulement une route traverse la vaste plaine. Je me rends compte à ce moment là que sur le GPS, il n’y rien non plus. Le néant… Que faire ? Par où aller ? La mer étant au Nord, il n’y a plus qu’à aller vers le Sud. Vers l’Est de préférence, où se trouve Sassari, la destination du jour.

Après une sorte de break dans le sud de la France, me revoilà reparti à l’aventure. A chaque nouveau pays, il faut observer et comprendre comment fonctionne le nouveau code de la route. En regardant de le loin, les codes de la route ont l’air d’être similaires dans les pays latins, pourtant sur le terrain, ça n’a rien à voir. Il faut environ une journée d’adaptation, pour comprendre le comportement des voitures, une sorte de code « social » de la route. Ce n’est pas le code « officiel », mais le code qu’une population met elle-même en place pour circuler. Au Portugal, on s’arrête deux mètres après le stop, en Espagne on roule toujours 20 km/h au-dessus, en Italie (du sud surtout) on a tout le temps priorité !

Une fois que l’on comprend ce deuxième code, tout roule et on peut circuler l’esprit serein. Ici on klaxonne pour tout, et rien. On te klaxonne juste pour te dire « coucou je suis là, derrière toi », et que l’on va doubler, pour te dire qu’on arrive dans un virage, pour te dire qu’on va griller la priorité ou pour dire bonjour à son voisin. Ces multiples klaxons sont perturbants au début, mais au fur et à mesure on apprend à les distinguer, tout est une nuance entre la longueur, la répétition et le rugissement du moteur. On peut dire que les Italiens maîtrisent l’Art du klaxon. Il faut comprendre également que la voiture est sacrée, elle aura toujours priorité, et aura toujours sa place partout, même devant les plus beaux monuments. Un endroit avec de l’espace, sera toujours une place de parking possible, tant qu’elle ne gêne pas la circulation. Les piétons pourront toujours zigzaguer entre celles-ci.

Enfin bref, les débuts en Sardaigne. Une île qui me reste encore mystérieuse. Une île qui donne l’impression d’avoir son monde, hors de tout, rythmée par l’aube et le crépuscule. En cette basse saison touristique, on a l’impression d’être en phase avec le temps, rythmé par la cueillette des olives, par l’humeur des animaux, par le rythme du corps, par le rythme des semaines. Hors de question de travailler le dimanche, jour de repos, tout ferme entre 14 heures et 17 heures, le temps de la digestion. Le samedi soir les vieux peuvent marcher d’un bout à l’autre d’une place pendant des heures, sans doute à refaire le monde. Au début ils sont deux, puis trois, puis quatre… Comme si le temps ne les atteignait pas et qu'ils pouvaient faire des allers retours indéfiniment.  On dirait que les Sardes savent apprécier le temps à sa juste valeur. Oui il est vrai, dans ces vastes plaines et champs d’oliviers, ces multiples rivages bordés par ces monts, ces ruelles de Sassari ou de Cagliari, ces villes laides comme Oristano ou ces beaux ports comme Bosa, on a l’impression de pouvoir respirer le Temps, rien ne presse en Sardaigne. Hormis les voitures toujours pressées, on a le temps de voir venir. Dans cette île égarée de la Méditerranée, on est libéré du Temps qui va toujours en s'accélérant, mais c'est peut-être juste une impression...


 

« Tout rentrait dans l’ordre, dans le désordre habituel. »

Publication : 4 janvier 2016

A bord du bateau, l’aube se lève près des terres Siciliennes. Après une courte nuit à dormir entre deux fauteuils comme la plupart des passagers, je débarque au port de Palerme. Les rues sont étonnement calmes. Puis le cerveau revient un instant à la réalité : en effet on est samedi et il est sept heures du matin. Trop tôt encore pour voir le constant désordre de la circulation palermitaine. Car oui, la Sicile, c’est bien comme le décrit Tomasi di Lampedusa dans le Guépard : « Tout rentrait dans l’ordre, dans le désordre habituel ». Une fois que l’on comprend le mode de vie Sicilien, tout va bien, et même ! A la fin on s’y sent bien dans ce désordre.

La Sicile c’est aussi la figure du « Parrain ». C’est bien la première image que j’aperçus en sortant du bateau, sur un tablier de cuisine, la tête de Don Corleone. Une figure mythique ridiculisée sur un bout de tissu. Juste après je croise un « carabinieri » à la sortie du Port, la trentaine et déjà la bedaine, fumant sa cigarette et tapant la check à la première voiture qui rentre dans le port. A vrai dire, on se sent fortement en sécurité après ces premières minutes en Sicile, fort des nombreux préjugés qui ont traversé mon cerveau en quelques instants.

Je ne sais pas si c’était le but de Francis Ford Coppola de mettre la Mafia sur un piédestal, mais le visage de Marlon Brando se retrouve dans tous les lieux touristiques de l’île, presque comme une fierté de la région.

Et pourtant, c’est un bien triste constat le sud de l’Italie. « La mafia ne se voit plus aujourd’hui, c’est fini les tirs dans les rues, elle est invisible maintenant, c’est du business et elle est ancré jusque dans les plus hautes sphères politiques. » Me raconte une amie sicilienne. C’est vrai, les symptômes sont tristes à voir, les rues et les routes sont dans un très mauvais état, les transports en commun toujours en travaux. « Ici ils sont toujours en train de, mais on ne voit jamais la fin. » Continue de dire mon amie, à l’instar de ce métro de Palerme, qui ne voit jamais le jour (ce n’est pas le but d’un métro me dira-t-on). « Tout ce qui est public ils ont la main dessus, les hôpitaux, les routes, les poubelles… » Me dit un autre ami.  « Tu n’as pas entendu parler du scandale l’autre jour ? » Me raconte un voisin de chambre Ivoirien qui a migré en Italie il y a cinq ans. « Les fonds européens prévus pour les migrants pas loin de Catane, ont été détournés, 3000 migrants parqués dans une sorte de ghetto, n’en voit même pas la couleur. ». Et j’en passe de commentaires… A Favara, mangeant tranquillement une pizza, (un autre Art d’Italie, à l’instar du café et des pâtes !), un homme débarque dans le restaurant, accompagné d’un gorille : « il est sûrement de la Mafia. » me sort mon ami.  La bedaine, une calvitie sur le haut du crâne, un costard avec une chemise blanche et une cravate rayée rouge et noir, une allure de politicien qui ne pratique pas de sport. Il inspecte le nouveau bijou du restaurant, un écran tactile qui raconte l’histoire et les monuments de Favara. Il l’inspecte comme si c’était son nouveau joujou, le valide de plusieurs hochements de tête puis s’installe juste à côté de notre table. On lui sert un cocktail americano et un apéritif avec plusieurs sortes de tapas, la sueur dégoulinant sur son visage et mastiquant tel un cochon. C’est donc à ça que ressemble la Mafia ? Loin de l’image du Don Corleone propre, droit, le menton relevé.

On ressent une région gangrenée et privée d’initiative citoyenne. Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque ici. Comme mon hôte de trois jours, Andrea, qui a la volonté de créer du lien social entre les habitants et les immigrés qui débarquent sur l’île pour mieux les inclure : « Dans l’histoire, la Sicile a toujours été une terre d’accueil, on doit faire perdurer cette mentalité. »

Et oui, c’est bien dans le sud de l’Italie, de la Sicile jusqu’à la région Puglia via Reggio Calabria, que j’ai rencontré les gens les plus ouverts, les plus accueillants, les plus généreux. Ici on ne connaît pas les supermarchés, on va aux marchés qui emplissent les rues le matin de ses odeurs de fruits frais, de viandes, de fromages ou de poissons (pas toujours frais cela), ou à l’épicerie du coin le soir. Le contact humain est encore dans leurs gènes, les caisses automatiques ne sont pas à l’ordre du jour. Que seraient ces régions, si elles pouvaient pleinement s’exprimer !

Malheureusement, la jeunesse est obligée de partir, il n’y a pas d’avenir pour les jeunes ici, l’argent disparaît comme par enchantement... C’est bien dommage, il existe une telle richesse culturelle et historique dans cette région, forte puissance du passé au croisement de plusieurs cultures. Il y a beaucoup à faire, et surtout dans la rénovation architecturale ! Mais non, Il faut aller dans le nord, à Milan ou à Turin, ou bien ailleurs…

Dans un monde idéal les politiques devraient s’occuper de la jeunesse comme de leurs enfants. « Un homme qui ne passe pas de temps avec sa famille n'est pas vraiment un homme. » Disait Don Corleone. Les répliques du Parrain sont bien belles dans la fiction, mais qu’en est-il dans la réalité ?

Dans ce vide, il y a tout...

Publication : 12 janvier 2016

L’Etna… Dommage que le crépuscule nous ait pas permis de monter plus haut. J'ai bien dis "nous". Effectivement cela a été l'occasion d'une retrouvaille non prévue dans le parcours. Toujours ces bonnes surprises que nous réserve... Je ne sais qui?... L'occasion de retrouver une amie, volontaire avec moi dans une ONG au Pérou, à Nazca. On ne s'est jamais rencontré en France, et voilà que je la retrouve à l'Etna, trois ans plus tard, après avoir grimpé la plus grande dune de sable au monde, le Cerro Blanco. Le monde est grand comme un mouchoir de poche! Comme dirait-on.

Pourtant, tout en haut sur le volcan, on se sent tout petit, face à la grande Dame qui en a vu passer des millénaires.

Surtout, il étonnant d’entendre ses grondements, dans ce silence majestueux. Qui plus est la veille de son éruption ! (On ne le savait pas encore à ce moment-là…)

Le temps de faire de la luge près d'une cabane abandonnée ou le temps de cuire ses panini sur les terres chaudes et de refroidir dix mètres plus loin notre bouteille d’eau dans la neige. La cuisine écologique parfaite.

Le plus appréciable, c'est le silence. En haut, on est loin de tout, loin de ces nuisances continues de notre civilisation. Loin de ces sirènes, de ces klaxons, de ces moteurs, de ces sonneries incessantes de whats app, facebook ou autres, qui polluent nos oreilles au quotidien. Il y a juste nous, l’Etna et le silence, et dans ce vide, il y a tout…

 

El tempo vola

Publication : 21 janvier 2016

Me voilà à Altamura, l’occasion de revoir des amis d’Erasmus, Claudio et Daniela, non revus depuis quatre ans, « el tempo vola ! » comme disent les Italiens. Encore une fois chaleureusement accueilli par mes amis Italiens, qui ont très bien reçu ma famille également (ils ont fait la bonne surprise de venir me voir). L'occasion également de passer à la radio locale, grâce à mes retrouvailles avec Caterina que j'ai connu l'année dernière à Dinan lorqu'elle était en SVE! (Service Volontaire Européen). Pour l'anecdote, Caterina est une très bonne amie de Daniela, et a rencontré Claudio lors de notre Erasmus en 2011 à Valence. Le monde se tient dans un mouchoir de poche! Maintenant on se connaît tous les quatre.

Cela a été une nouvelle fois difficile de quitter ses amis, et ces nouvelles terres auxquelles on s’attache vite. « That’s the deal ! » Je dois continuer la route.

Le temps également de passer le noël à Venise, et de voir le contraste saisissant entre le Nord et le Sud ! J’étais même surpris, lorsqu’une voiture m’a cédé le passage en tant que piéton : « C’est un piège ? Une farce ? Je peux vraiment passer ? ... »

Le temps également de célébrer le nouvel an, avec des réfugiés clandestins du Bangladesh à Trieste. En effet, pour faire face à la crise des migrants, la police Italienne réquisitionne tous les lits disponible, dont les auberges de jeunesse. Certains jouent le jeu, d’autres non. Celle où je dormais essayer de faire de son mieux, pour les inclure à la société italienne. Mais c’est loin d’être facile, les gens du nord sont peu enclins à l’exercice, et ce n’est pas toujours du goût des clients polonais ou hongrois me confie le réceptionniste. « Il font preuve d’une grande patience, me dit-il. Les démarches administratives sont longues, très longues en Italie. Pendant ce temps, ils ne peuvent rien faire. Seulement attendre… ».

Enfin bref, un nouvel an pas comme les autres. Voilà maintenant trois semaines que j’ai quitté l’Italie, et surtout sorti la tête du brouillard ! La route est bien monotone quand le paysage n’est qu’un mur blanc.

L'âme robuste du voyageur

Jamais publié.

« Il ne faut pas montrer que tu lui plais. Elle me regardait, mais je faisais semblant de ne pas la voir. Ainsi tu leur retiens plus l’attention. » Andrea continua ainsi pendant une heure, à me raconter ses amours, au comptoir d’un café de Palerme, à l’angle de Quattro Canti.

J’étais à son écoute car Andrea n’est pas un voyageur comme les autres. Il vagabonde depuis neuf ans, et n’est rentré que quelques mois sur ses terres suédoises. On s’est connu à l’auberge, à l’heure de la cuisine. Les longs voyageurs se reconnaissent ainsi, les seuls dans une auberge de jeunesse sans cesse en mouvement constant, à prendre le temps de cuisiner. Le temps de se préparer un bon repas, innovant de nouveaux plats avec des produits locaux et en essayant de reproduire ce qui se fait autour de nous. Au grand dam des intestins parfois, comme ceux d’Andrea qui n’ont pas supportés les poissons frais du coin…

Enfin bref, Andrea fait partie de ces voyageurs à l’âme robuste. Afin de se protéger de l’attachement, l’âme se construit une muraille au fil des jours, pierre par pierre. Fort de nombreux voyages, cette âme robuste ne cherche plus à créer de nouveaux liens fort. Plus la muraille est forte, plus elle résiste à l’épaisseur du fil. Ainsi la séparation devient moins douloureuse et on peut continuer notre chemin. La muraille ne refuse pas de nouvelles rencontres, mais ne laisse entrer que le présent, et renie l’avenir.

L’attachement est un des points faibles du voyageur et il faut apprendre à l’apprivoiser. Le temps épaissit le fil, alors on apprend à le prendre de vitesse et on trouve sa limite. La limite atteinte, on doit partir. Une étrange sensation qui nous dit : « c’est aujourd’hui ou jamais, tu dois y aller ». A l’instar de ce « poor lonesome cow-boy », on s’en va et la muraille reste intacte.

Mais voilà, après neuf ans d’errance la grande et immense âme robuste d’Andrea, a failli. Cupidon a frappé et a transformé ce fil en une chaîne qui a fissurée la muraille par la puissance de l’enclume. C’est alors que les émotions envahissent cette âme et lui fait perdre les repères de la Raison. Sa dulcinée lui pose aujourd’hui des questions qu’il ne se posait plus et entrevoit dorénavant l’avenir. S’installer ? Ne pas s’installer ? Oser voir sur à long terme ? ou non ? Mais que faire ?!

Je n’ai pas de réponse à son dilemme. Mais il n’en attend pas de moi non plus. Lui seul trouvera la réponse. Cependant, même après neuf ans d’errance, il lui reste difficile de penser à ne pas retourner dans son pays natal. Le soi moderne est à la fois « nomade et ancré, il doit savoir voler, libre de ses mouvements, tout en sachant, lorsqu’il le faut, retrouver ses racines » nous dit le sociologue François de Singly.

Est-il possible alors pour Andrea de se créer de nouvelles racines sur ces terres Siciliennes, qu’il connait si peu ? Créer des racines encore plus fortes que celle de Stockholm ? Est-il possible d’entrevoir en quelques mois, la possibilité de ne jamais revenir vivre au pays ? La Sicilienne ou son pays natal ? Pourra-t-il concilier les deux ? Ou doit-il faire un choix ? Si elle refuse de venir en Suède. Pourra-t-il endurer comme ce Kundera, le sentiment d’être constamment tiraillé par la Nostalgie du retour au pays ?

A mon tour, il est temps de quitter Andrea. Je ne saurai jamais la suite de l’histoire, mais la vie d’un voyageur est ainsi faite, j’aurai été son oreille passagère à l’écoute de ses romances l’espace d’un temps, comme d'autres le seront pour moi. Nous savons tous les deux que notre rencontre fait suite « d'événements liés comme les maillons d'une gourmette dans l'implacable » comme disait Jacques à son Maître.

L’heure sonne, il est temps de partir. Évidemment en tant que longs voyageurs nous ne gardons pas contact, ainsi notre fil mince se rompt facilement. Si un jour nous devions nous recroiser ? Seul l’avenir nous le dira.

Sicile, Italie
Etna, Italie
Reggio Calabria, italie
Sassari, Italie
Sardaigne, Italie
Scillia, Italie
Etna, Italie
Bosa, Italie
Ragusa, Italie
Syracuse, Italie
Puglia, Italie
Venise, Italie
Sur la route de Trieste
Matera, Italie
Sardaigne, Italie
Palerme, Italie
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