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De Vigo à Marseille

Du 29 septembre au 11 novembre 2015

Plus d'un mois sans nouvelles, et je m'en excuse!

Publication : 10 novembre 2015

Plus d’un mois sans nouvelles, et je m’en excuse. Plusieurs facteurs expliquent cela (calendrier chargé, coup de fatigue, la tablette qui ne marchait plus…), mais ne vous inquiétez pas, je suis toujours en vie, rien n’est perdu et je ne vous ai pas oublié!

En ce moment même je suis à Marseille avec une vue sur la bonne mère qui nous protège de là-haut. Aux dernières nouvelles, les jambes n’étaient pas au mieux, mais je vous rassure la forme est de retour. C’est vrai que pour un Tour d’Europe, je suis de nouveau en France et j'avoue que ça me fait bizarre aussi, comme un faux départ. Cette fois ce n’est pas le genou qui m’immobilise, mais à Marseille, on prend son temps… Un seul bateau dans le mois pour aller en Sardaigne, je n’ai plus qu’à attendre. (Je remercie au passage les âmes hospitalières de Montpellier et de Marseille qui me supportent plus longtemps que prévu !).

Résumer ce mois d’octobre très chargé va être difficile en quelques lignes. Par conséquent plusieurs flash-back seront postés durant ce mois de novembre : afin de rattraper le retard!

Aux dernières nouvelles je m’apprêtais à quitter la Galice, mais en vain ! Mes mollets et une tempête sont venus retarder mon départ. Cela m’apprendra à jouer deux heures de foot en plein voyage à vélo. Enfin bref dans les prochains jours, je vous raconterai ce qui s’est passé entre la Galice et Marseille en petits épisodes, plein de rencontres au Portugal et en Catalogne, les premiers coups de barres, la météo qui se joue de moi, des sentiments contrastés, le retour dans ma ville d’Erasmus à Valence, les événement ESN (Erasmus Student Network) etc…

En attendant la Sardaigne, je vous dis à très bientôt !

Le Je et le Nous

Publication : 13 novembre 2015

« Ton problème au genou est loin d’être étrange dans un périple comme le tien. Le Je et le Nous ! Tu as sûrement besoin de rencontrer du monde, de parler. »

M’explique un français, la quarantaine, les cheveux gris en vrac vêtu d'une tenue avec une sorte de jupe très ample, accompagné de sa jeune polonaise blonde, plus jeune que moi, avec un look tout droit venu de Woodstock. Un couple atypique qui ne passe pas inaperçu dans l’auberge de jeunesse de Lisbonne.

« Oui en effet, le Je et Nous, je ne l’avais jamais vu comme ça. » Lui réponds-je. « Mais au contraire, je ressens plutôt le besoin de me sentir seul en ce moment.

- Mais ça marche dans les deux sens, c’est l’inconscient qui nous envoie des signes. Notre âme nous cache bien des choses tu sais. »

Enfin bref, après cette discussion je sens que ma patience atteint ses limites, très à l’écoute habituellement, je n’ai plus le courage d’écouter toutes sortes de théories, j’éprouve vraiment le besoin d’être seul… "« Ce grand malheur de ne pouvoir être seul!... » dit quelque part La Bruyère"* (Et oui les spleens de Beaudelaire que m'a offert le bouquiniste de Saintes ne sont pas si éloignés de mes avantures!)

Paradoxal non? Pour un voyage en solitaire !

En prenant du recul, je me rends compte de l’intensité du voyage. Les jours de repos ne sont pas de vrais jours de repos. En effet, cela devient vite des piétinements pendant des heures au travers les villes, des longues discussions à revoir des amis ou de nouvelles connaissances, de longues nuits à la douce sonorité des ronflements incessants des pèlerins ou alors les retrouvailles avec les soirées Erasmus. Non, les jours sans vélo, ne sont pas forcément des jours de repos…

Ainsi pour le bien de ces longs mois de nomadisme, il faut bien que je l’accepte, j’ai le droit de sacrifier des journées de visite, pour ne rien faire… Ce qui fait de nous une personne à part dans l’auberge, surtout lors de conversation habituelle :

« - Alors tu as visité quoi aujourd’hui ?

- J’ai visité tel château, tel jardin.

- Tu as vu c’est beau ! Moi J’ai longé le bord du fleuve… »

Et quand la question tombe sur toi : « J’ai dormi… »

Oui en effet, le Je et le Nous ont bien besoin d’une chose, l’oisiveté !

 

Ils disent tous : "on a gagné !"

Publication : 19 novembre 2015

Dimanche 4 octobre 2015, 20 heures, voilà le résultat des élections législatives portugaises ! Assis dans la voiture avec Miguel, un ami rencontré grâce à un projet européen Grundtvig*. A l’abri de la tempête (encore une autre…), on écoute attentivement la radio, enfin surtout lui, puisque je ne comprends rien au Portugais... « Ils disent tous : on a gagné ! » m’explique-t-il.

Ils ont tous gagné, ils sont fort ces Portugais, au moins il n’y a pas de déçu !

En s’intéressant un peu plus à la politique du Portugal, le constat est bien plus triste… Cela est dommage que les médias français n’en parlent pas du tout ! Ou un mot bref, je n’ai retrouvé quasiment aucune information sur ces élections, alors que c’est un pays très proche de nous, en moins de 2000 kilomètres je l’ai atteint !

« Je ne comprends pas pourquoi on ne proteste pas. » M’explique un collègue d’ESN** d’Aveiro. « Il n’y pas une culture de protestation comme chez vous. Cela fait cinq ans que l’on subit le plan d’austérité. Il n’y a pas d’avenir pour les jeunes ici, tout le monde part. Ils ont supprimé tous nos jours fériés, et les salaires stagnent. Le Portugal va mal. »

Triste constat, encore une fois. Pourtant le Portugal est riche d’initiatives intéressantes, dont une qui existe depuis un siècle ! « Las Republicas ».  A Coimbra, il existe des sortes de maisons communautaires, intergénérationnelles, liés aux activités universitaires qui sont très présentes dans cette ville. Un concept très compliqué à comprendre, et donc à expliquer. Mais chaque Republicas s’autogère et crée ses propres règles pour le bien commun de la maison. Un conseil des Republicas chapotent tout ça et une grande fête dans la ville sont organisées chaque année. Ces Republicas font intégrantes du fonctionnement de la ville.

Une idée à copier pour renforcer les liens intergénérationnels ? …

 

* Grundtvig est un programme financé par l’Union Européenne qui permet d’échanger les pratiques entre plusieurs associations de différents pays. Le projet en question était YORIE dont la Ligue de l’Enseignement 22 était partenaire. (www.yorieproject.eu). Aujourd’hui le programme Grundtvig est regroupé avec d’autres programmes européens dans le tout récent « Erasmus + » !

 

** ESN : Erasmus Student Network, voir page « ESN trip ».


 

Touriste 2.0?

Publication : 20 novembre 2015

Lisbonne, Lisbonne. Une capitale très attractive aujourd’hui. El Castelo São Jorge surplombant son peuple, ses rues montantes et descendantes, ses tramways démodés prisés par tous, ses murs qui nous réserves les surprises de ses peintures, son bateau de Belém qui prend le large, le Tage qui nourrit ses riverains et le Rei Cristo qui veille au loin.

Me voilà déambulant une après-midi parmi ses rues, de l’autre côté de la rive avec cette envie inexpliquée de grimper les collines à la rencontre du protecteur, le Rei Cristo.

Sur la route, appréciant l'environnement qui m'entoure, il y a une image qui retint mon attention…

Sur une passerelle en haut de l'ascenseur qui permet de rejoindre le chemin (et oui il y a un ascenseur qui permet de monter la colline directement, sûrement pour ceux qui veulent éviter les quelques mètres de montée. Malheureusement ce jour là, il est hors service!) Deux filles qui de loin paraissent élégantes, débarquent sur cette fameuse passerelle. Une de ces filles, les cheveux bruns et lisses, découvre la vue d’ensemble sur l’estuaire de Lisbonne, une vue grandiose! Soudain elle donne son smartphone à son amie, et se met à admirer le paysage, jetant ses cheveux en arrière afin de mettre en valeur son profil. Il n’y pas besoin d’être devin pour comprendre qu’elle n’admire pas le paysage et ne profite pas du moment présent, mais qu’elle veut juste savoir comment rendra sa photo de profil Facebook. Triste constat non?…

Je continue mon ascension avec cette question qui me taraude, pour quoi voyage-t-on aujourd’hui ? Qu'est-ce que le tourisme? Suis-je pareil? Traverser frontières, monts et continents, juste pour une photo Instagram? Non je n’ose pas y croire…

 

"Fire!"

Publication : 21 novembre 2015

 

« Fire ! » Un asiatique descend à toute vitesse l’escalier vers minuit et me sors « Fire ! Fire ! Kitchen ! ». Ne le voyant pas agir et gesticulant sans intérêt, je ne m’affole pas et monte à la cuisine. Une immense fumée noire ! En effet un feu plus grand que je l’imaginais surgissait des plaques chauffantes.

Cela fait quatre heures que j’étais arrivé à l’auberge de Nazaré, et il fallait déjà que je sache où étaient les extincteurs, les points d’eau et les bassines… Pendant que l’asiatique était en train de gesticuler inutilement, avec les collègues de chambre il nous aura fallu cinq minutes pour éteindre le feu. Ça tombait bien! Je n’avais pas encore eu l’occasion de leur parler.

Dans le doute d’avoir complètement éteint le feu, nous appelons les propriétaires et les pompiers. Trois quarts d’heure passèrent sans entendre une sirène.

« C’est une catastrophe les urgences au Portugal. » Nous sort le propriétaire : « l’autre jour, un bateau de pêcheur a coulé au large, les urgences ont tellement tardé que deux personnes sont mortes noyées. »

Là je me dis, heureusement que j’ai trouvé cette poubelle pour s’en servir comme bassine d’eau !

Les pompiers arrivent enfin, longtemps après la bataille… Une voiture qui ne payait pas de mine, des années soixante-dix. Une fille au volant au visage blasé et ennuyé, et trois petits hommes l’accompagnaient, sortant avec des casques larges et une tenue trop grande, leur donnant une allure nonchalante. Le fantasme du pompier est très loin d'ici...

Triste constat, où va donc l’argent publique ?

« C’est bon il n’y a plus rien, vous pouvez retourner dormir. » Nous dit-il. L’odeur du plastique brûlé dans l’auberge, un pompier qui n’a pas l’air d’être un expert du feu et déjà une heure du matin. Vais-je bien dormir ?

 

Touriste 2.0, again?

Publication : 22 novembre 2015

Barcelone se trouve derrière-moi, direction Gironna ! Une étape de 120 kilomètres au programme aujourd’hui, une pause pique-nique sur la Costa Brava est bien méritée ! J’atterris par hasard à Roca Grossa, près de la mer, avec une magnifique vue sur la côte ! Que demander de mieux ?

Le temps d’un petit sandwich, d’une banane et d’une sieste récupératrice sous le soleil catalan. Pendant ce petit interlude, une scène m’intrigue. Une voiture ne se gare pas loin de moi, sur un petit parking (un parking pour je ne sais qui, je ne sais quoi ? Il n’y a rien autour…). Une fille blonde sort de la voiture, marche vers le petit muret, regarde le paysage, rentre dans la voiture, prend son téléphone portable, tout cela en quelques secondes. Elle se remet sur le muret, et commence à faire plusieurs selfies avec le paysage derrière. Une fois fini, elle rentre dans la voiture, elle démarre la voiture, avance de deux mètres, sort de la voiture, descend deux marches, et recommence des selfies. Puis repars, cette fois pour de vrai. Cinq minutes d’actions continues très rapides ! Une question me vient, a-t-elle eu vraiment le temps de contempler le paysage. Cela fait déjà trois-quarts d’heure que j’y suis, et cela me paraissait déjà peu, mais cinq minutes…  

Le phénomène touriste 2.0 est donc une bien triste réalité, certaines personnes voyagent-elles pour voir le réel ? Ou seulement pour voir le résultat sur un écran ? Voyagent-t-elles pour voir ? Ou pour être vues ?

Enfin bref, je n’ai plus qu’à reprendre mon vélo et continuer mon petit bout de chemin.

Le retour à la vie Erasmus

Publication : 23 novembre 2015

« - Tu étudies quoi toi ? », « Tu viens d’où ? », « tu restes un ou deux semestres ? » … Les questions typiques d’un début d’Erasmus. Je ne m'y attendais pas, mais ce tour d’Europe, c’est comme un nouvel Erasmus, dans plusieurs villes, en profitant des multiples activés qu’ESN* proposent aux étudiants internationaux.

Pour revenir à l’origine de ce tour d’Europe, il y a plusieurs raisons, dont ESN. ESN c’est un monde à part, avec ces acronymes à n’y rien comprendre, ces chansons qui reviennent à chaque événement et une dimension européenne qui donne des frissons quand les cinq cents ESN d’Europe se réunissent sur un week-end. On pourrait dire qu’il existe une culture ESN.  La première fois que j’ai découvert ce réseau il y a presque trois ans avec ESN Nantes, tu te dis : c’est quoi ce bin’s ? Et me voilà aujourd’hui administrateur d’ESN France…

ESN était alors une occasion rêvée : des points de chutes dans tous les coins d’Europe et des bénévoles qui s’engagent avec la même envie que toi, pour les mêmes projets !

Ainsi je me retrouve à visiter l’Europe, avec la compagnie parfois d’ESNers** qui me font découvrir la ville ou leurs activités. Je me suis retrouvé embarqué dans un tour de la ville en kayak et un free hugs à Bilbao, une soirée Chat and Tapas et un match de foot avec les étudiants internationaux à Vigo, se retrouver photographe officiel d'un festival étudiant à Vigo, l’immersion dans la vie du Président d’ESN Aveiro durant trois jours et les soirées Erasmus à Aveiro, Coimbra et Lisbonne…  Pour achever ces deux mois intense la SWEP*** de Valencia et la NP**** à Montpellier (quand je vous dis ce sont des acronymes à n’y rien comprendre…).

Ce dernier mois d’octobre fut particulièrement intense (d’où la non publication d’articles !), avec le brin de nostalgie de la vie Erasmus. Pour tout avouer j’étais assez envieux de voir ces étudiants Erasmus dans leurs premiers mois de découverte, qui est souvent synonyme d’euphorie, les repères ne sont pas encore marqués et tout reste à découvrir. Une expérience à vivre une fois. Un moment unique de découverte, de surprises et surtout de rencontres !

 

* ESN : Erasmus Student Network

 

** ESNer : Nom pour un bénévole d’ESN

 

*** SWEP : (South Western European Platform) Un séminaire de quatre jours qui regroupe toutes les associations d’ESN du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, de Malte et bien sûr de la France !

 

**** NP : (National Platform) Un séminaire qui regroupe toute les associations ESN de France, une trentaine en tout.

A quoi je pense quand je pédale?

Publication : 24 novembre 2015

Beaucoup de gens me demandent : « A quoi tu penses quand tu pédales ? ».

A pédaler bien! Trêve de plaisanterie, il se passe beaucoup de choses dans la tête.

A vrai dire, le temps passe très rapidement à chaque fois. Le tout est de pouvoir garder son énergie, afin d’arriver à peu près frais mentalement, et garder de la ressource les jours suivants.

Par conséquent ça me laisse le temps de penser aux sujets d’ESN France, à des idées pour le blog, à des questions existentielles de la vie, à contempler le paysage, à chanter (j'en profite personne m'entend...) ou tout simplement à me dire : « bufff, cette montagne au loin elle risque de piquer… ». Et puis il y a ces encouragements sur la route qui redonne le moral, ces klaxons, ces cris dont on n’a pas le temps de comprendre le sens (je suppose que ces sont des encouragements), ces pouces levés ou tout simplement ces sourires, qui veulent tout dire.

Il y a surtout deux mots qui me reviennent à chaque fois, suite à deux rencontres fortuites. Un Basque à Eiba me dit un jour « Patience, il faut de la patience, tranquillement tu y arriveras tôt ou tard ». Puis une Grand-Mère à Santiago me sort soudainement lors d’une discussion : « Prudence ! cariño, prudence, prudence sur la route. » Prudence et patience, sûrement les deux mots qui décrivent le mieux ce tour d’Europe.

Il est vrai que dans l’effort, on devient extrêmement égocentré. Tout tourne autour de nous, et surtout cette mère Nature qui t’en veut toujours ! Au pays Basque et en Galice, cap vers l’ouest, je me prends du vent de face. Au Portugal, cap vers le sud, je me prends encore du vent de face. En Catalogne et sud de La France, cap vers le Nord, je me prends de nouveau du vent de face ! En plein effort on se dit : « Pas possible, elle se joue de moi, pourquoi elle me fait ça ? Elle est en train de de me tester ? Elle veut voir si je craque ou non ? » Têtu comme un breton, je me dis : « je ne craquerai pas ! »

Puis, le retour au calme, on se dit : « En faites non ce n’est pas mère Nature qui est contre moi, je suis tout simplement bête de ne pas regarder la météo afin de changer mon programme… ».

Ce brin d’intelligence est enfin venu à Montpellier, le jour où je m’apprêtais à partir : une forte pluie avec vent d’Est était prévu. Mon cap étant vers l’Est je me dis : « mieux vaut attendre deux jours! »

Le retour à la casa Erasmus

Jamais publié.

Quelle sensation étrange ce retour à Valence…

Août 2010, j’arpentais pour la première fois la ville, sous un soleil de plomb, un record historique à cette époque : 49°C, imaginez pour un breton…

Tout était nouveau, tout restait à découvrir, un an de ma vie allait se passer entre ces murs, ces immeubles, ces vielles maisons, ces bars, ces bibliothèques, ces universités, ces stades… Me voilà de retour en octobre 2015 en vélo!

Cinq ans plus tard, je ne connais plus personnes, les étudiants Erasmus avec qui j'ai partagé un an de ma vie, n’y sont plus. Les collègues de classe espagnols avec qui j'ai partagé un an d’étude, sont reparti chez eux dans leur village ou parti à l’étranger. Et l’ami espagnol avec qui j’ai partagé mes meilleurs moments durant toute l’année, travaille aujourd’hui à Ibiza…

Une sensation très étrange, Valence n’a presque pas changé, heureux de la retrouvée, mais triste de ne pas pouvoir revoir ses amis d’époque. Pourtant, même cinq ans plus tard je me sens chez moi, la carte mental de la ville revient instantanément : « Place de la mairie ? Attend de Blasco Ibañez, il faut passer par la Plaza Tetuan, puis calle de la Paz et tu tournes à gauche à la carreer Vincent Sant martyr. Et tu y es ! ». Les bars, les places, les parcs, les raccourcis tout revient instantanément et les souvenirs avec. Avec toujours ce petit pincement au cœur quand tu repasses devant l'ancien appartement...

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